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Théâtre Mansart - Dijon

samedi 5 octobre 2019, par Benjamin Girault, Marie Buridon

Implanté au cœur du campus dijonnais, le Théâtre Mansart, structure du CROUS de Bourgogne Franche-Comté, est un lieu dédié à la jeune création. En lien avec la ville de Dijon et des associations étudiantes, cet espace de réflexion, de travail et de partage accueille de nombreux artistes et compagnies dans le cadre de résidences et de rencontres. Une partie de sa programmation est accessible au jeune public et peut donc être exploitée dans le cadre scolaire.

- programmation 2019-2020

Le Théâtre Mansart aime se définir comme un espace permettant l’émergence créatrice. Ce théâtre universitaire est un lieu dans lequel se reconnaissent les associations culturelles étudiantes, les étudiants, les jeunes artistes mais aussi les scolaires, spectateurs ou acteurs.

Pour l’ensemble de l’équipe du service culturel, le parcours artistique compte au moins autant que la production, ce qui rejoint parfaitement les piliers de l’éducation artistique et culturelle dans l’enseignement secondaire. C’est pourquoi, pour la cinquième année consécutive, le théâtre poursuit son partenariat avec les élèves de l’option théâtre du Collège Les Lentillères de Dijon.

Chaque mardi, des élèves et leur professeur Benjamin Girault quittent leur établissement pour venir répéter au théâtre en vue d’une restitution publique, sur le plateau, début juin. Une opportunité unique de travailler l’art dramatique en immersion totale dans un lieu théâtral en côtoyant chaque semaine des professionnels du spectacle. Après un travail sur Le Bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau, les élèves partent pour une nouvelle aventure théâtrale avec deux jours consécutifs de résidence en février 2020 et une restitution fin mai.

saison 2019-2020 - premier semestre : sélection de spectacles jeune public

"Je me mets à rêver", par Julien Barbazin - compagnie Les Écorchés - 7 novembre 2019 à 20h30

niveau conseillé : à partir de la seconde

"Avant toute chose, "Je me mets à rêver", c’est la volonté de mettre en scène la parole insurgée et dérangeante du fondateur de l’Internationale situationniste et auteur de la Société du spectacle, parole en tout point pertinente aujourd’hui. Comment ne pas penser aux interrogations de Peter Brook dans l’Espace vide : "Pourquoi le théâtre ? Dans quel but ? Le théâtre est-il un anachronisme, une survivance bizarre qui reste debout comme un vieux monument, une habitude surannée ? […] Le théâtre occupe-t-il une place réelle dans nos vies ?". Eh bien à toutes ces questions, "Je me mets à rêver" veut être aussi une proposition de réponse."

"Burning (Je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura)", par L’Habeas Corpus compagnie - 20 novembre 2019

niveau conseillé : à partir de la troisième

"Objet scénique singulier, "Burning (Je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura)", c’est à la fois du cirque documentaire et de la poésie chorégraphique. Né d’une envie de replacer l’individu au centre et de croiser les langages à la recherche de sens et d’expressivité, ce spectacle entremêle travail de corps, d’image, de voix et d’esprit pour aborder la question du burnout et témoigner de la façon insidieuse avec laquelle s’installe la souffrance au travail.

Ce phénomène de société, véritable épidémie des temps modernes, est ici ausculté dans une forme atypique de cirque augmenté où le corps évolue en résonance avec les mots et prend le relais de ceux-ci quand ils ne peuvent plus dire. L’acte acrobatique se fond au langage vidéo et la scénographie devient un réel partenaire de jeu au service du propos.

Sur le plateau, un homme-personnage anonyme, acrobate du quotidien, se démène avec application pour garder l’équilibre dans un environnement qui pourtant le contraint. Enchaînant les tâches absurdes et répétitives, il tente de rester debout malgré les éléments qui le font basculer ; le sol se dérobe, les éléments glissent, chutent, fuient et le malmènent sans répit.

En écho à ce parcours physique, la voix de la poétesse Laurence Vielle égrène les mots d’une lente combustion intérieure : essoufflement, rythmes sans répit, fragments de témoignages.

La vidéo sculpte l’espace et sème les données : graphiques, pourcentages, témoignages... dépeignent un monde du travail, du rendement, du capital et de la surconsommation malade, où l’homme y est devenu marchandise, où le sens y est perdu.

Peu à peu cette machine pourtant si bien huilée se délite voire s’embrase. Le corps alors lâche et l’acrobate, tel un somnambule se joue de la pesanteur… »

"OVNI", d’Ivan Viripaev, par la compagnie Les encombrants - du 9 au 12 décembre 2019 à 20h - le 13 décembre à 18h30

niveau conseillé : à partir de la troisième

"En 2012, Ivan Viripaev projette de faire un documentaire sur des personnes qui ont été en contact avec des OVNI. Après de multiples recherches, il trouve dix personnes dont les témoignages lui semblent fiables. Il décide de parcourir le monde pour les rencontrer, les interviewer et, à partir de là, écrire le documentaire. Malheureusement, Viripaev n’obtient pas les financements attendus et décide, pour ne pas perdre ce matériau, d’en faire un texte de théâtre. C’est ce texte que nous avons décidé de porter à la scène.

Nous voici donc en face de dix témoignages d’hommes et de femmes qui vont tenter de nous raconter le moment où leur vie a basculé, le moment où ils vont découvrir un aspect d’eux-mêmes qu’ils ignoraient. L’ensemble de ces expériences, toutes assemblées, constitue une sorte d’"alien", un nouvel être humain relié avec lui-même, avec le monde, avec l’univers. Ce nouvel être qui deviendrait plus entier, en ayant une connaissance plus grande de son humanité, est-il imaginable, à l’heure d’une humanité de plus en plus renfermée sur ses peurs ?

Plutôt que d’un Objet Volant Non Identifié, nous pourrions peut-être parler d’un Organisme Vivant Non Identifié. Parce que cet OVNI n’est pas extérieur, il ne s’agit pas de soucoupes volantes à proprement parler, mais plutôt d’un OVNI intérieur, qui serait logé en nous, et qu’il faudrait aller chercher dans notre planète intime."

"Médée Kali", de Laurent Gaudé, par la Compagnie Le Théâtre de Ume - Émilie Faucheux - les 21 et 22 janvier 2020 à 20h30

niveau conseillé : à partir de la seconde

"Dans un style très scandé, extrêmement dense, tenu par un rythme en courts vers libres, sorte de prose poétique orale, intense, on entre précipitamment dans l’histoire de Médée : elle a tué ses enfants. Le temps a passé mais l’idée que ses fils reposent en terre grecque lui est insupportable. Elle revient sur le tombeau de ses enfants pour les en extraire et que sa vengeance soit totale. Elle s’aperçoit alors qu’elle est suivie par un homme qu’elle ne connaît pas. Il prend garde de ne jamais s’approcher mais la suit obstinément. Elle aime sa présence. Elle lui parle. En fait, de lui, on ne sait rien, c’est Médée qui le fait exister. Elle dit qu’il la suit, restant toujours derrière, pour ne pas être pétrifié. Elle s’adresse à lui et lui raconte l’histoire de Jason et du meurtre des enfants, elle ne sait pas s’il est là par attirance ou pour la tuer… elle jongle entre la séduction et la guerre. Une attraction s’opère pour Médée, curiosité et dualité se mêlent.

Laurent Gaudé fait naître cette Médée en Inde dans la caste des intouchables et lui associe deux autres figures mythiques : Kali, déesse hindoue de la destruction et du renouveau, et Gorgo, la Méduse qui pétrifie de son regard..."

contact et réservations

Théâtre Mansart 94, boulevard Mansart - 21000 Dijon 03 80 63 00 00

tarifs : 5,50 € par élève, gratuit pour les accompagnateurs


Voir en ligne : site du Théâtre Mansart