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Collège Paul Fourrey - Migenne : "LPAC - Les cinquièmes s’interrogent sur leur territoire et leur identité"

lundi 13 mai 2019, par Vanessa Gaillet

Pour la deuxième année consécutive, les élèves du collège Paul Fourrey de Migennes ont été engagés dans un projet artistique avec la photographe Cendrine Génin. L’exposition qu’ils ont réalisée au cours de la résidence de l’artiste dans leur établissement s’intitule "Territoire et Identité ".

Certaines résidences d’artiste en milieu scolaire réservent bien des surprises. Tel a été le cas de celle de Cendrine Génin, photographe lyonnaise venue en 2017-2018 au collège Paul Fourrey, dans le cadre d’une résidence La Parole Aux Collégiens. Cette résidence menée avec des troisièmes avait abouti à une exposition autour du thème "Je et l’autre".

Devant le succès de ce partenariat et l’enthousiasme des élèves, le chef d’établissement du collège et le professeur d’arts plastiques Maxime Perrin ont alors décidé de poursuivre l’aventure et de reconduire l’accueil de Cendrine Génin en 2018-2019, lors d’une résidence de deux semaines auprès de toutes les classes de cinquièmes. Du lundi 18 au vendredi 29 mars, les quatre classes de cinquième ont ainsi travaillé sur un nouveau projet photographique intitulé "Territoire et identité".

regarder autrement un environnement urbain

Ce projet avait pour objectif de permettre à ces élèves de réseau d’éducation prioritaire de regarder et de montrer autrement leur environnement urbain en général et leur collège en particulier. Pour cela, chaque classe a passé deux journées complètes auprès de l’artiste.

La photographe a tout d’abord pris le temps de définir avec chaque classe ce qu’était un territoire : l’endroit où l’on vit, où l’on se sent bien. Elle a également fait réfléchir les élèves à ce qui constitue "l’identité"’, ce que l’on est. Puis elle a présenté quelques principes importants avant de lancer les apprentis photographes derrière l’objectif.

Après la théorie, place à la pratique. Équipés de leurs tablettes, les différents groupes ont participé à une première séance photo. Chaque groupe a préparé ses prises de vue : quels endroits, quels sujets, que veut-on montrer ? L’artiste a rappelé aux élèves qu’une photo reposait sur trois éléments : le fond, la netteté et le cadrage. "Une bonne photo, c’est le début d’une histoire" confie la photographe.

faire des choix pour surprendre

Une fois les prises de vue effectuées, retour en salle de classe pour une première sélection de photos. Les collégiens ont pu échanger sur leurs clichés. Pendant cette séance d’oral, la photographe est revenue avec les élèves sur les éléments théoriques vus précédemment et qui avaient été (ou pas) appliqués dans les clichés. Elle leur a fait observer les angles de prises de vue et les lignes de composition. Les remarques fusent, les élèves se justifient, défendent leurs choix.

Chaque photo devait rappeler que le sujet se trouvait dans un milieu urbain. Initialement, les endroits retenus pour ces photos n’étaient pas particulièrement esthétiques ou remarquables : la cour de récréation, un couloir, un coin d’herbe près du portail. Mais les choix opérés ont révélé certains lieux et vont pouvoir surprendre les futurs observateurs : travailler sur les lignes verticales quand une des photos est prise à proximité d’une barrière, s’amuser avec les couleurs des vêtements des élèves qui, pour l’occasion, étaient tour à tour photographes et modèles. Un travail de groupe qui a demandé une réelle attention à une multitude de détails : veiller aux reflets pour les photos prises vers des fenêtres, penser à se décaler pour que le photographe ne soit pas visible sur le cliché, réfléchir à la position du regard de l’élève pris en photo.

Lors de la deuxième journée de travail, les collégiens ont appris à considérer leur environnement proche comme un espace qui possède des limites. Pour travailler cette notion de limite, Cendrine Génin et Maxime Perrin ont proposé aux élèves d’intégrer du rubalise dans leurs clichés afin de fragmenter et délimiter les espaces par des frontières. Pas toujours facile d’intégrer cette contrainte, surtout quand le vent s’en mêle ! Mais les élèves ont toujours été guidés avec bienveillance par l’artiste et par leur professeur et ont ainsi concrétisé leurs idées. Couchés sur le sol ou immobilisés devant un mur de pierre, nul doute qu’ils se souviendront longtemps de cette expérience !

une restitution en trois étapes

La restitution de cette résidence artistique prendra la forme d’une exposition d’une centaine de photos en format A3. Elle sera visible dans trois lieux différents au cours du mois de mai.

Le 17 mai se déroulera le vernissage de l’exposition au collège Paul Fourrey de Migennes.

Dans un deuxième temps, le 27 mai, elle sera déplacée et installée au Pôle Rive Droite à Auxerre pour une journée de restitution commune réunissant trois établissements de l’académie ayant accueilli une résidence d’artiste cette année. Les élèves joueront les guides et présenteront leur travail aux camarades des autres collèges.

Enfin, à partir du 28 mai, les cliches seront visibles dans les locaux de la DSDEN.

Une exposition qui n’a donc pas fini de faire parler d’elle, sur le "territoire" icaunais !


Voir en ligne : article de l’Yonne Républicaine

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