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Autoportrait et gravure à la Métairie Bruyère

samedi 23 mars 2019, par Emmanuel Freund

Pour la troisième année consécutive, des élèves de troisième du collège Marcel Aymé à Saint-Florentin ont passé une journée à la Métairie Bruyère dans le cadre de leur enseignement pratique interdisciplinaire intitulé : "Et moi, et moi, et moi...".

Cet EPI centré sur l’autoportrait s’inscrit dans le domaine "culture et création artistique" et prolonge une action analogue initiée en 2017 et intitulée "miroirs et métiers d’art".

Le lundi 4 mars 2019, les deux classes impliquées dans le projet ont vécu un de ses moments forts : la découverte et le travail à la Métairie Bruyère. Tandis qu’un groupe visitait les différents ateliers de la maison d’édition R.L.D. avec Myriam Lézier, de l’Association Aux Quatre Vents de l’Art, l’autre groupe pratiquait la gravure avec Aline Jan, intervenante volontaire en service civique, avant d’inverser les activités arpès la pause méridienne.

Toujours motivés dès qu’il s’agit de pratiquer de nouvelles activités "hors-les-murs", les élèves ont réalisé leurs propres œuvres. Ces productions sont l’aboutissement d’un processus d’apprentissage nourri d’apports pédagogiques aussi bien en arts plastiques qu’en français et en documentation.

En premier lieu, les jeunes ont réalisé un dessin préparatoire en tenant compte de la taille et de la forme du support. En particulier, le trou circulaire qui se trouve au centre du CD est devenu une "contrainte créative" qu’il a fallu prendre en compte pour l’intégrer dans l’autoportrait. Pour Manon, ce cercle est devenu le O de son prénom et la pupille de son œil. Lise a préféré l’imaginer en boucle d’oreille tandis que Najat, en a fait le nœud dans ses cheveux.

L’étape de la gravure du CD a fait surgir les premières difficultés. En effet, le trait à la pointe sèche est définitif : pas moyen de se rattraper avec une gomme. Mais, comme Aorélian, on peut inscrire de légers traits de repérage avant de se lancer.

Ensuite, on procède à la délicate opération de l’encrage à la tarlatane, un chiffon très fin : il faut bien appliquer l’encre en quantité suffisante et enlever le surplus avec un chiffon en frottant légèrement vers l’extérieur du disque optique.

Une fois le CD bien encré, c’est l’instant magique du passage sous presse et de l’impression. La feuille de papier est déposée à un emplacement précis, le disque gravé et encré est posé délicatement afin qu’il n’y ait pas de bavures et on tourne la presse. La gravure est ensuite mise à sécher : tous les élèves repartent avec leur autoportrait.

article proposé par Véronique Poinsot, professeure missionnée à la Métairie Bruyère


Voir en ligne : service éducatif du Centre d’art graphique de la Métairie Bruyère

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