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Patrimoines en Bourgogne : un atelier "Au fil de l’eau" à l’école Rives-de-Saône

dimanche 28 janvier 2018, par Annabelle Renoud

La classe de CE1 de l’école Rives-de-Saône à Chalon a eu le plaisir de participer durant un trimestre à un atelier de pratique plastique mené par l’artiste peintre Cécile Rateau. Ce projet Patrimoines en Bourgogne s’est déroulé dans le cadre du projet départemental 2017-2018 intitulé "Au fil de l’eau", qui mêle arts plastiques et patrimoine bâti autour des édifices liés à l’eau.

Les élèves et l’enseignante ont bénéficié de plusieurs interventions du service patrimoine de la ville de Chalon sur Saône. Les ateliers avec l’artiste ont été financés par le Lab - Liaisons Art Bourgogne, la DRAC Bourgogne Franche-Comté et le rectorat de l’académie de Dijon dans le cadre de l’appel à projets Patrimoines en Bourgogne.

des objectifs cohérents au service du parcours de l’élève

Le projet interdisciplinaire associe arts plastiques et arts de l’espace, langue orale et langue écrite ainsi que sciences et technologie pour explorer les relations entre les arts et le monde qui nous entoure. Tout au long de l’année, des situations sont développées dans la classe, qui permettent aux élèves de vivre un parcours d’éducation artistique et culturelle cohérent. La découverte de l’environnement proche est axée sur l’observation des éléments du patrimoine bâti liés à l’eau : ponts, lavoirs, fontaines, château d’eau, moulin, gargouilles... Les élèves acquièrent le vocabulaire spécifique à ces lieux et se constituent une culture commune.

La rencontre avec les œuvres d’art s’opère de manière d’abord sensible (regarder pour interpréter) puis de manière formelle (observer pour décrire). L’objectif est également de comprendre la démarche de création en architecture : une forme qui conjugue fonctionnalité et esthétique. Enfin, il s’agit de développer des attitudes impliquant sensibilité et créativité artistique à travers la réalisation de compositions plastiques en deux et trois dimensions.

croquer in situ

Lors de la séance initiale, les élèves observent et dessinent le pont des Chavannes construit par Emiland Gauthey qui se trouve à côté de l’école. Les croquis montrent à quel point chacun perçoit différemment le monde qui l’entoure. Face au même paysage, les uns accordent beaucoup d’importance à la nature (la mouette, les feuilles, les arbres), d’autres aux immeubles et aux véhicules (le bus, les voitures, l’hélicoptère). Si le pont n’est pas dessiné de la même manière, les oculi, une des caractéristiques de ce pont, mis en évidence au moment de la description orale par les élèves, sont bien présents. Photo 10

imaginer et dessiner un pont

Au début de la deuxième séance, Cécile Rateau, l’intervenante associée au projet, donne la consigne suivante : "Vous imaginez un pont qui irait de l’école vers un pays imaginaire. Pensez à sa forme qui peut changer à un moment donné, pensez aux matériaux avec lesquels il est construit... Vous ne dessinez que le pont." Avant la mise au travail, elle demande à plusieurs élèves de faire part de leur idée à la classe pour nourrir l’imaginaire des autres élèves : "un pont comme un grand huit d’une fête foraine", "un pont qui va du jour vers la nuit", "un pont qui s’ouvre", "un pont de feu", "un pont de glace"…

Certains ponts sont totalement irréalistes, d’autres plus proches de ce que les élèves ont vu. Ils intègrent des éléments observés sur les ponts de Chalon : les oculi et les arches du pont des Chavannes, les haubans du pont de Bourgogne… Réel et imaginaire se mélangent. Une fois le dessin au crayon de papier terminé, les élèves le reproduisent à la plume et à l’encre de Chine en le décalquant sur une feuille de rhodoïd imprimable pour que l’encre tienne. photo 17

représenter l’eau au monotype

Troisième séance : cette fois, Cécile propose des encres à l’eau pour gravure. Ces encres présentent l’avantage de ne pas sécher rapidement et de laisser le temps d’expérimenter les outils pour laisser des traces.

Il s’agit désormais d’étaler l’encre sur une plaque de plexiglas à l’aide d’un rouleau en caoutchouc, puis de faire des traces qui évoquent l’eau en mouvement à l’aide de différents outils. Les élèves observent les traces sur la plaque à travers la lumière. Cécile a apporté des feuilles de papier à dessin blanches plus ou moins épaisses. Les élèves réalisent plusieurs impressions en posant sur la plaque une feuille sèche ou légèrement humidifiée à l’aide d’une éponge. On peut aussi projeter des gouttelettes d’eau directement sur la plaque. photo 23

assembler le fond et le dessin

Pendant la dernière séance, les élèves terminent ou retravaillent leur dessin à l’encre de chine sur le rhodoïd pour épaissir, mettre en valeur certains traits. photo 27

Une fois secs tous les fonds sont étalés et chacun choisit celui qui met le mieux son pont en valeur ou tout simplement celui qu’il préfère. Photo 30

Il ne reste plus qu’à assembler le fond et le rhodoïd et à exposer.

L’exposition aura lieu à la fin de l’année avec les autres productions plastiques réalisées par les classes chalonnaises participant au projet départemental en arts plastiques.

contacts

Séverine Paget, enseignante de la classe de CE1, école Rives-de-Saône, Chalon sur Saône severine.paget@ac-dijon.fr

Anne Roy, conseillère pédagogique en arts plastiques aroy6@ac-dijon.fr

Cet article est proposé par A. Roy.

crédits photo : S. Paget et A. Roy


Voir en ligne : site de Cécile Rateau, peintre et animatrice en arts plastiques