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Rubrique dans la Nièvre

Le collège Bibracte de Château-Chinon rénove son 1 %

Le 4 octobre 2016 - Éric Gady

De plus en plus nombreux sont les établissements de l’académie à valoriser d’une manière ou d’une autre l’œuvre acquise au titre du 1 %. À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, on voit ainsi l’organisation de séances d’inauguration de cartels redonnant un peu d’importance à l’œuvre, de médiations autour de l’œuvre par des élèves ou l’artiste lui-même, ou encore de présentations de travaux artistiques en relation avec l’œuvre. Le projet mené par l’équipe du collège Bibracte de Château-Chinon de Bibracte reste quant à lui pour l’instant assez unique semble-t-il.

Le Dodécaèdre éclaté, sculpture commandée à l’artiste Dominique Babinet et validée par le député-maire de l’époque, François Mitterrand, a été en effet installé au sein de l’établissement au moment de son inauguration en 1973. Mais, au fil des ans, l’œuvre a connu diverses avanies. Très vite assimilée à la figure des Shadoks à la mode à cette époque, on en vint rapidement à désigner sous ce nom l’œuvre et à oublier le reste. Une année, des travaux de création d‘une voie d’accès de bus conduisirent les ouvriers à enlever une partie de l’œuvre qui prit le chemin de la déchetterie. Un été, un agent décida de repeindre ce qui en restait aux couleurs de son goût. Bref, en 2014, quand on regarda d’un peu plus près cette œuvre, on s’aperçut qu’on avait tout oublié d’elle, jusqu’au nom de son auteur et à sa présentation initiale.

des recherches pour retrouver la trace du 1%

Sous l’impulsion de la principale de l’époque, un travail de recherches fut entrepris afin de retrouver le nom de l’artiste, travail mené notamment avec un professeur en retraite en poste lors de l’ouverture du collège. Les archives du collège et les Archives départementales de la Nièvre furent également mises à contribution. On retrouva même l’artiste qui, vivant en région parisienne, adressa à l’établissement les informations qui manquaient sur l’état original de l’œuvre. Bref, le collège se réappropria peu à peu son 1 %.

une rénovation menée avec les élèves

Restait une dernière étape : redonner du lustre à une œuvre que le temps n’avait pas ménagée. L’équipe du collège choisit alors judicieusement d’y associer les élèves dans le cadre du projet du réseau d’éducation prioritaire. Les élèves de SEGPA ont ainsi préparé, à l’entrée, un emplacement de choix pour mettre en valeur l’œuvre. Grâce aux indications fournies par l’artiste, les élèves ont installé les modules dans l’esprit de la présentation d’origine et les ont repeints dans les tons initiaux. Le résultat est sans appel : les élèves ont permis de redonner sa dignité à l’œuvre et l’établissement peut désormais s’enorgueillir de s’être mobilisé pour permettre à tous de profiter des créations artistiques contemporaines. Bravo, donc, à tous ceux qui ont œuvré en ce sens.

- en savoir plus : article du Journal du Centre daté du 4 octobre 2016

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